
Vendredi matin, on charge le Range avec un
maximum de superflux, juste au cas ou...
Aux dernières nouvelles, Antonin ne vient
pas avec sa Serie IIA, faute d'embrayage
indisponible.
15h30 : décollage d'Avignon. Nous
retrouvons Antonin sur l'autoroute, après
le léger bouchon d'une demi-heure dans
Lyon.
Même sans son Land, on reconnait
facilement la Twingo recouverte d'autocollants
"The Best 4x4 Far"... =:-)
Arrivés en sortie d'autoroute, à
Châlon Sud, sous un déluge
mémorable, le Range cale. Nous le sortons
vite-fait du milieu et le garons sur le
côté, capot ouvert sous la pluie
batante. Quelques Land passent... mais ne
s'arrêtent pas. Au bout d'un moment,
refusant encore de démarrer, nous pensons
qu'il serait préférable de se
trouver un hôtel, au moins pour se
sécher. Manque de chance, ils sont tous
complets.
Ca y est ! Le Range tousse sur 4, 8 pattes puis
redémarre enfin ! Il est 21h50 !
L'entrée du French ferme ses portes dans
10 minutes. Nous faisons tout de même
route en direction du rassemblement dans
l'espoir de trouver un hôtel. Heureusement
la pluie s'arrête peu à peu et la
chance nous sourit ! Un hôtel !
Samedi matin, vers 8h00, le temps est radieux.
Le petit déjeuner avalé,
prêts pour le French, nous reprenons les
quelques 20 km qui nous séparent du
fameux rassemblement... On croise de plus en
plus de Land, on devient fébrile comme
des gosses !
Arrivés sur l'espace de nos rêves,
on abandonne la Twingo d'Antonin, le temps de se
trouver un emplacement libre pour poser les
tentes.
L'emplacement ombragé qu'on a fini par
dégotter (merci Jean-Marie) est bien
mieux que le précédent au bas
d'une "piste". Là au moins, on ne risque
pas de trouver un Land dans la tente !
Nous montons le campement, tout en regardant
passer les uns et les autres en contre-bas. Nous
sommes un peu surpris de voir passer un tas de
Land surchargés de personnes, avec les
enfants assis sur les bouts des ailes... et
à vive allure... Certainement un
groupuscule.
Le bivouac implanté en sous-bois, nous
descendons au "village" afin de nous inscrire et
planter le fameux drapeau sur la carte de
France. L'accueil des participants que nous
sommes est plutôt sympa, tout comme le
laissait présager celui de
l'entrée.Un rapide coup d'oeil par-ci et
par-là et nous choisissons
déjà nos emplacements pour nos
futures photos. Le terrain de jeux du week-end
ressemble assez à une fourmillière
: ça monte par-ci, ça descend
par-là, ça se suit...
Nous partons à la découverte de ce
fameux rassemblement, explorons les
différentes zones et nous posons vers les
bourbiers...
A notre surprise, chacun fait ce qui lui
plaît, il n'y a pas de sens de rotation.
Des embouteillages se crééent et
il n'est pas rare de trouver plusieurs
véhicules coincés au fond de la
même zone... surprenant.
En-dessus de la série de bourbiers,
d'autres pistes sont aménagées
à flanc de montagne, avec croisements de
ponts, fosse, butes. Là encore nous
serons assez surpris d'entendre hurler les
moteurs, claquer les transmissions... certaines
jusqu'à la rupture. Notre rêve
devient réalité (?).
...
On ne s'attendait pas à ça en
venant au "French". Nous pensions rencontrer des
passionnés qui, comme nous, bichonnent
leurs Land. Jusqu'à présent, nous
n'avons vu que le contraire,
l'opposé.
17h30. A la sono, on appelle les heureux
possesseurs de beaux Land à s'inscrire
à la parade et l'élection du plus
beau Land du rassemblement. Ni une ni deux, le
Range démarre puis se met en position,
d'autres Land viennent se greffer : juste
derrière, un 109 Dormobile assez
splendide et presque fini de restauré. Le
jury se forme, puis vers 19h00, la parade
commence sa ronde dans le campement.
Résultats le dimanche soir vers
19h00...
Peu importe, on a retrouvé Richard et on
passe une soirée sympa autour d'un feux
de camp.
Le dimanche matin, vers 7h00 tout est calme...
et pour cause !
Petit à petit, nous faisons surface puis
descendons au "village" où
l'activité de la fourmilière a
repris...
Nous retournons au bourbier, certains y sont
déjà.
Le chaud, la fatigue et l'ambiance
générale ont eu raison de notre
moral, nous préférons plier et
rentrer.
Pour conclure, ce fameux "French National" nous
laisse assez perplexe. Nous y avons
rencontré des gens sympa, mais nous
sommes encore assez partagé.